| La globalisation
est apparue dans les années 1970. Des économistes proclamaient
les deux « vérités » du néolibéralisme
: on ne peut arrêter ce mouvement, et toutes les sociétés
sont organisées autour dun seul élément : léconomie.
On nous a demandé dy croire, nous y avons cru.
Or, la globalisation nest quune
idéologie. Et elle na rien dinéluctable. Au
contraire, tout montre quelle sestompe. Ceux qui naguère
déclaraient que les États-nations devaient se soumettre
aux forces économiques clament aujourdhui quon doit
les renforcer pour faire face au désordre militaire global. Les
prophètes de la globalisation qui répétaient : «
Privatisez, privatisez, privatisez » avouent désormais quils
avaient tort, parce que lÉtat de droit national reprend de
limportance. Les économistes saffrontent pour savoir
sil faut alléger ou renforcer les contrôles sur les
marchés de ca-pitaux. Des États-nations de plus en plus
forts, comme lInde et le Brésil, mettent au défi les
idées reçues de léconomie globale. Des laboratoires
pharmaceutiques transnationaux naviguent pour éviter les mouvements
de citoyens.
Dans la lignée des Bâtards de Voltaire, qui
produisit à sa sortie un véritable électrochoc, John
Saul décrypte le monde daujourdhui et analyse notre
aptitude à choisir la société de demain.
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