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John Saul
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Entrevue radio tirée
du site de Radio-Canada/Ottawa-Gatineau La globalisation est apparue dans les années 1970. Des économistes proclamaient les deux « vérités » du néolibéralisme : on ne peut arrêter ce mouvement, et toutes les sociétés sont organisées autour dun seul élément : léconomie. On nous a demandé dy croire, nous y avons cru. Or, la globalisation nest quune idéologie. Et elle na rien dinéluctable. Au contraire, tout montre quelle sestompe. Ceux qui naguère déclaraient que les États-nations devaient se soumettre aux forces économiques clament aujourdhui quon doit les renforcer pour faire face au désordre militaire global. Les prophètes de la globalisation qui répétaient : « Privatisez, privatisez, privatisez » avouent désormais quils avaient tort, parce que lÉtat de droit national reprend de limportance. Les économistes saffrontent pour savoir sil faut alléger ou renforcer les contrôles sur les marchés de ca-pitaux. Des États-nations de plus en plus forts, comme lInde et le Brésil, mettent au défi les idées reçues de léconomie globale. Des laboratoires pharmaceutiques transnationaux naviguent pour éviter les mouvements de citoyens. Dans la lignée des Bâtards de Voltaire, qui produisit à sa sortie un véritable électrochoc, John Saul décrypte le monde daujourdhui et analyse notre aptitude à choisir la société de demain.
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