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Vincent de Gaulejac Aujourdhui, tout se gère, les villes, les administrations, les institutions, mais également la famille, les relations amoureuses, la sexualité jusquaux sentiments et aux émotions. Tous les registres de la vie sociale sont concernés. Lhumain devient un capital quil convient de faire fructifier. |
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| Nous remercions chaleureusement :
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Le management favorise une vision du monde dans laquelle l'humain est appréhendé comme une ressource au service de l'entreprise. La culture gestionnaire met le monde sous pression. L'épuisement professionnel, le stress, la souffrance au travail se banalisent. La société devient un vaste marché dans lequel chaque individu est engagé dans une lutte pour se faire une place et la conserver. Face à ces transformations, la politique, contaminée par le « réalisme gestionnaire », semble impuissante à dessiner les contours d'une société harmonieuse, soucieuse du bien commun. Il s'agit à présent de repenser les fondements du contrat social pour que l'économie n'en vienne pas à se développer contre la société. Penser la gestion non plus au service d'une rationalité instrumentale, mais comme l'ensemble des moyens à mettre en uvre pour construire un monde dans lequel le lien importe plus que le bien. | ||||||||||||||||||||||||
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Biographie : Vincent de Gaulejac est directeur du Laboratoire de Changement Social et Professeur de sociologie à l'Université Paris 7. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont Le Coût de l'excellence (avec Nicole Aubert), La Lutte des places, Les Sources de la honte, La société malade de la gestion, Qui est « JE »?. Il est membre fondateur de l'Institut International de Sociologie Clinique et du Comité de Recherche de Sociologie Clinique à l'Association Internationale de Sociologie. | ||||||||||||||||||||||||
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